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17.03.2008
Plébiscite ?
Non. Pas un plébiscite car l'abstention est forte, et les acteurs de la vie politiques ne peuvent que le déplorer. Mais quand même une très belle et large victoire... Avec ce résultat sans appel, les brestois ont, une fois encore, dit toute la confiance qu'ils mettent dans cette équipe de très large union de la gauche qui conduit notre cité depuis 19 ans. C'est la victoire d'un projet, compris par nos concitoyens. C'est aussi celle de la clarté et de l'union face aux querelles d'appareil.
Je retiens surtout de cette journée de dimanche la superbe victoire de Réza Salami dans la cantonale de Brest-centre. Un score historique dans un canton que l'on disait imprenable. C'était impossible ? Ils l'ont fait ! Je mets volontairement un pluriel car Réza n'est pas un homme seul. C'est toute une équipe qui s'est mobilisée comme jamais pour aller à la rencontre les habitants du canton pendant toute la campagne. Aujourd'hui la majorité de gauche au conseil général est renforcée. Avec elle, c'est la possibilité de continuer le travail accompli par la gauche avec Pierre Maille depuis 10 ans.
Le pays de Brest change, on voit la gauche progresser (à Guipavas, Le Relecq ou Saint Renan par exemple). Pourtant sur le plan départemental il y a quelques déceptions qu'il faudra s'efforcer de comprendre. Dans l'allégresse brestoise, j'ai une pensée pour tous les camarades qui se sont battus dans tout le département pour faire progresser nos idées. Ils n'ont pas semé en vain. Depuis 60 ans des hommes et des femmes ont semé, et c'est grâce à leur travail que nous en sommes là aujourd'hui.
10:46 Publié dans Municipales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : brest, municipales, cuillandre
08.03.2008
Et maintenant il faut choisir
La campagne pour le premier tour touche à sa fin. Des heures de réunions publiques, des centaines de personnes rencontrées sur les marchés ou en porte à porte. Des centaines d'affiches collées et de tracts distribués... Maintenant c'est l'heure du choix.
Demain, chaque électeur, en son âme et conscience, choisira la liste à laquelle il fait confiance pour mener les affaires de Brest pour les 6 prochaines années. Un seul mot d'ordre : il faut voter !
Je ferme les commentaires sur ce blog jusqu'à demain soir.
Bon dimanche et bon vote à tous.
21:14 Publié dans Municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales, brest
03.03.2008
Combien le ticket de bus ?
Pendant cette campagne, en allant à la rencontre des brestois, j'ai plusieurs fois été interpellé sur le prix du bus. Est-ce trop cher ? Pas assez ? Faudrait-il le rendre gratuit ? Le débat me semble important, dans le contexte de la création du Tramway, symbole de la volonté de développer les transports en commun.
Pour poser le débat il faut rappeler quelques faits. Le bus est un service public dont la gestion est déléguée à une entreprise privée. Ce service est financé par une contribution sur les entreprises de plus de 9 salariés (appelée "versement transport"), par les voyageurs (les tickets) et par Brest Métropole Océane (les impôts) car les 2 premières recettes ne couvrent pas toutes les dépenses.
Certains demandent la gratuité, pour des catégories de personnes, ou pour tout le monde. L'objectif étant la justice sociale et l'augmentation la fréquentation.
Comment apporter de la justice sociale dans le transport en commun ? Aujourd'hui, un abonnement mensuel coûte 31,60€. La collectivité a voulu créer des tarifs sociaux pour les personnes les moins favorisées. Ainsi l'abonnement mensuel minimum est à 5,25€. C'est un effort très important.
Et la gratuité alors ?
Je l'ai dit, le service de bus a un coût pour la collectivité. Personnellement, il me semble sain que chacun y contribue, dans la mesure de ses moyens. Cela suppose de poursuivre la politique de tarifs sociaux, de l'améliorer, en ayant toujours en tête le service aux habitants.
Pour autant, je ne suis pas favorable au bus gratuit. Les recettes des ventes des titres de transport rapportent environ 9 millions d'euros à Bibus. Si l'on devait perdre cette recette il faudrait la compenser, et cela ne pourrait se faire que par la fiscalité. Il n'y a donc pas de gratuité... Au final, il y a bien quelqu'un qui paie!
Imaginons tout de même que l'on décide de financer intégralement le service par la collectivité, via la fiscalité. Les habitants de Brest Métropole Océane verraient leurs impôts augmenter. Or on sait que nous avons perdu de la population au profit des communes plus lointaines. Ces "rurbains", comme on les appelle, sont nombreux à travailler sur le territoire de BMO. Certains prennent les transports en communs (encore plus demain quand le tram sera en service). Est-ce normal qu'ils bénéficient d'un service de qualité pour un coût nul ? Un tel processus ne ferait qu'appauvrir la communauté urbaine en donnant en quelque sorte une "prime au départ".
08:02 Publié dans Municipales | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : brest, municipales, cuillandre, bus



