15.01.2008

Vous avez dit proximité ?

Ca y est! La ministre de l'intérieur annonce le retour de la police de proximité, renommée "unités territoriales de quartier". Le ridicule ne tue pas...
Et voici MAM et Fillon déployant des trésors d'imagination (et mauvaise foi) pour nous dire que bien entendu ces unités de quartiers n'ont rien à voir avec l'ancienne police de proximité tant décriée par le ministre de l'intérieur Sarkozy. Je vous passe "conception du policier copain, animateur, assistante sociale" et autres "police qui joue le rôle des associations" . Comment peut on caricaturer ainsi le travail des policiers qui de 1998 à 2003 ont réussi à recréer un lien de confiance entre la nation et sa police ?Tout un chacun, doté d'un peu de bon sens, comprend bien que des policiers qui connaissent leur quartier, ses habitants, et sont connus et reconnus de ces derniers sont bien plus efficaces à prévenir la délinquance et maintenir l'ordre que les unités de CRS que l'on voit depuis quelques années patrouiller le soir dans les rues.
Je me rappelle une discussion en décembre 2003 avec un travailleur social de l'agglomération rennaise, il me disait que les policiers des quartiers se désolaient de l'abandon de ce type de fonctionnement alors qu'enfin le lien commençait à se tisser. Tout un travail jeté à la poubelle, 5 années de perdues, quel gâchis. Espérons qu'enfin, par delà les considérations politiques, on arrive à dépassionner le dossier pour le bien de tous nos concitoyens.

A Brest, pour assurer une présence policière au plus près des citoyens, la municipalité a investi dans la création de postes de police à la faveur de la construction ou rénovation d'équipements de quartier (Mairie de l'Europe, MPT de St Pierre). Ces postes sont aujourd'hui vides puisque le ministère de l'intérieur a décidé de réduire le nombre de fonctionnaires de police affectés à Brest.
Doit on en déduire que le ministère considère que Brest est une ville calme contrairement à l'opposition municipale, relayée par une certaine presse qui monte en épingle le moindre fait divers ?
On ne peut que déplorer que l'état se désengage de ses missions régaliennes. Voudrait-on forcer la main à la municipalité pour la mise en place d'une police municipale? On le sait, François Cuillandre y est opposé, considérant que cette mission relève de l'état et que bien entendu la création d'une police municipale entraînerait des dépenses considérables pour la collectivité. On peut d'ailleurs s'étonner que les tenants de la création de la police municipale soient ceux là même qui fustigent à longueur d'année le niveau des impôts locaux...

Les commentaires sont fermés.